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 When the night come... [Libre]

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Lucrezia Holgado
Elève Serpentard 1ère Année
Elève Serpentard 1ère Année


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MessageSujet: When the night come... [Libre]   Ven 13 Avr - 20:51

La vaste pièce éclairée d'un simple feu de cheminée projetant d'étranges lueurs sur les murs était totalement vide, les bruyants troupeaux d'élèves qui envahissaient habituellement la Salle Commune à toute heure de la journée étaient depuis longtemps tombés dans les bras de Morphée, permettant à la jeune fille de savourer pleinement d'un de ses rares instants de solitude. Depuis son arrivée dans la célèbre école de sorcellerie quelques jours plus tôt, Lucrezia n'avait guère eu le temps de se retrouver en tête à tête avec elle-même ni de laisser parler la seconde facette de sa personnalité.

Habillée d'une simple chemise de nuit transparente, elle tournoyait allégrement dans la pièce, faisant danser ses longs cheveux. Elle avait parfaitement conscience que si un quelconque élève l'apercevait, sa réputation au sein des Serpentards prendrait une toute autre couleur mais l'heure avancée de la nuit lui assurait une certaine tranquillité et elle n'ignorait pas que dans l'obscurité, son talent de dissimulation tout comme son ouie étaient aiguisés.


*Qu'un seul de ces pauvres bouffons de l'espèce masculine ose poser le regard sur moi et il n'aura plus jamais l'occasion de rien contempler, il est des trésors si magnifiques que simplement les apercevoir peut faire perdre la vue à jamais.*

La jeune sorcière eut un petit sourire ironique en ayant cette pensée totalement égocentrique, elle n'avait jamais eu une idée bien supérieure sur sa personne mais aimait se comporter en narcissique lorsqu'elle se faisait de singulières réflexions qui ne franchissaient jamais le seuil de ses lèvres, habituée à la haute société, elle avait appris à reproduire les petits défauts de ces messieurs, dames et à faire preuve d'un terrible orgueil, cette attitude devenant un jeu de scène qu'elle se devait de reproduire à la perfection pour son élégant public.

Du bout des doigts, Luzia caressa les tentures émeraudes qui ornaient les murs de pierre ainsi que les multiples décorations argentées représentant les insignes de sa maison.
Son âme d'artiste commençait à s'éveiller et à prendre possession de tout son être mais aussi de tout l'espace qui l'entourait, se laissant gouverner par des pulsions presque animales, elle sortit de la salle commune d'un pas bondissant, les pieds nus et vêtue de son simple vêtement de nuit. La jeune fille arpenta les couloirs du château sans émettre le moindre bruit, moins dangereux qu'une promenade de nuit dans les quartiers reculés de Londres, cette escapade faisait monter en elle l'adrénaline, un mélange d'angoisse et de plaisir qu'elle avait appris à manipuler nuit après nuit. Lorsque l'insomnie la rattrapait, rester allongée dans son lit à se tourner et se retourner la rendait folle, dormir était devenu à ses yeux une pure perte de temps, une nécessité pour le corps humain mais une torture pour son esprit, elle s'échappait alors en prenant soin de ne réveiller ni ses parents ni même sa soeur. Pourtant complice de tous ses plans machiavéliques, celle-ci n'avait jamais eu l'occasion de la suivre lors de ses nuits mouvementées, Lucrezia considérait qu'il s'agissait des seuls véritables moments d'évasion qu'elle pouvait se procurer et personne n'avait à ses yeux assez de qualités pour pouvoir l'accompagner dans ses moments là, pas même Isabella.

Luzia sortit dans le parc, piétinant l'herbe humidifiée par la fraîcheur de la nuit, seul ses yeux brillaient dans l'obscurité totale qui envahissait le parc, aucune étoile, pas même la Lune, ne brillaient ce soir là, il était impossible de distinguer la moindre chose à deux pas devant soi. Sa vision plus développée par ses longues promenades nocturnes, l'aînée Holgado se débrouillait tant bien que mal et réussit à atteindre son but : le lac. L'eau l'attirait et elle n'aspirait plus qu'à s'allonger pour écouter le murmure de l'onde étincelante dans le silence de la nuit, ce qu'elle fit avant de fermer les yeux et de se laisser bercer par cette douce rumeur.

Un craquement retenti, brisant la paix qui commençait seulement à envahir son âme, prête à bondir toutes griffes dehors tel un chat furieux, Lucrezia se redressa, balayant du regard les lieux qui l'entouraient pour trouver ce malheureux inopportun qui venait la troubler jusqu'aux heures avancées de la nuit.


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Oliver Peterson
Elève Serdaigle 2ème Année
Elève Serdaigle 2ème Année


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MessageSujet: Re: When the night come... [Libre]   Dim 15 Avr - 12:21

hj : Je suis toujours en 1 ière année bien que j'affiche le contraire Wink

Oliver n’avait jamais craint la nuit. En fait il ne craignait pas grand chose car pour lui le monde ne s’en prenait qu’à ceux qui le méritait. Et il pensait en tout humilité n’avoir jamais rien fait pour contrarier qui que ce soit. Cette règle élémentaire à l’esprit, le jeune Serdaigle n’était pourtant pas tellement rassuré. Les couloirs de Poudlard prenaient un autre aspect la nuit et la lumière blafarde qui filtrait par les fenêtres donnait un aspect lugubre et fantomatique à son chemin. L’écho de ses pas dans les couloirs vides étaient peut-être une alarme pour Rusard ou pour son infâme miss Teigne mais au moins ce bruit lui donnait du courage , lui qui commençait à en manquer depuis sa descente des vertigineuses tours de Serdaigle. Il n’avait jamais mesuré la distance qui séparait les élèves de sa Maison du reste du Château et encore plus du Parc. Et c’était bien la direction de notre jeune homme.

Dans l’après midi il avait pris un peu de temps pour lire aux abords du Lac , un lieu tranquille et serein qui fournissait la quiétude nécessaire à son petit monde chimérique. Les cours avaient commencés depuis quelques jours et le première année ne connaissait personne. Sa nature timide et réservé jouait énormément sur ce point. Qui plus est Oliver n’éprouvait pas le besoin de multiplier les rencontres, il les attendaient plutôt qu’autre chose sans être un total asocial. Il n ’aimait pas forcer le destin et préférait rester seul pour le moment seulement accompagné de ses songes. Et c’était sa nature rêveuse qui le forçait à redescendre les deux cents marches ( ou trois cents , ou quatre cents ou cinq cents XD ) du haut du plus haut dortoir de Poudlard jusqu’au lac. Notre jeune ami décidément dans la lune avait oublié son livre sur la rive. S’il ne craignait pas un vol Oliver craignait la fraîcheur nocturne et humide près des berges ainsi que la rosée mortelle du matin qui viendrait coller les pages de son ouvrage et en dilué les caractères. C’était un livre que lui avait prêté sa mère et auquel elle tenait beaucoup puisqu’elle en avait hérité de son père dans sa jeunesse. Il s’en voudrait à mort si jamais il déchirait la moindre de ses pages déjà plus très vaillantes. Rien que de savoir qu’il avait été assez négligeant pour l’oublier lui donnait son compte de remord sur la conscience.


*C’est vrai tu aurais pu y faire un peu plus attention. Rusard ou n’importe quel professeur ne prendrait sûrement pas cela comme une circonstance atténuante.*

Même si avoir oublié un présent si chère au cœur de sa mère le peinait déjà il s’en voulait de faire courir le risque de faire prendre des points à sa maison par sa propre négligence. En passant les portes du Grand Hall il se sentit soulagé et en même temps très anxieux. La nuit était sombre. Calme et obscure , c’était une lune noire.

*De toute façon tu l’as juste posé pour rêvassé, il a glissé sur l’herbe pas dans l’eau !*

Non Oliver n’en était pas encore à ce point critique à ne plus savoir ce qu‘il faisait. Mais comment pourrait il repérer quoi que ce soit ?

*Ta baguette ?*

Au dortoir. Stupide réflexe de moldu. Bien que sa mère soit une sorcière et lui ait recommandé de ne jamais s’en séparer son fils avait encore du mal à intégrer ce réflexe. Il avait vécu sans pendant onze ans et son père avait passé toute sa vie sans magie alors…

A pas précautionneux le Serdaigle commença à avancer vers ce qu’il estimait être son but. Sa vue s’aiguisant peu à peu lui permis même de distingué des légers reflets argentés droit devant lui signe qu’il était sur la bonne piste. Il respira un grand coup d’air frais et marcha d’un pas bien plus assuré vu qu’il avait désormais un but. Il n’aurait plus qu’à ratisser les contours du lac sans y plonger et à remonter tranquillement dans son dortoir avant l’aube…

D’un geste nerveux, il fit craquer ses doigts. Le silence nocturne l’intimidant un peu il lui fallait du bruit. Mais ce craquement ne le rassura en rien. Surtout pas quand une apparition surgit dans son champ de vision au moment où il ne s’y serait jamais attendu. Et pour cause il se croyait seul.


-Oh désolé !

Oliver eut un mouvement de recul qui accompagna le bond que fit son cœur en réponse au surgissement soudain de cette fille qu‘il avait presque pris pour un fantôme. Alors qu’il songeait qu’il devait lui avoir collé une frousse monumentale à elle aussi il "remarqua" ce pourquoi il l’avait confondue. L’inconnue ne portait en tout et pour tout qu’une chemise de nuit diaphane, tâche opalescente dans le noir . Le Serdaigle cligna des yeux. Etait ce un effet de son imagination ou bien….

*Mon dieu…*

Il se sentit rougir et remercia l’obscurité profonde de couvrir son embarras peut-être un peu mieux que son vêtement ne couvrait cette fille.

-Hehem…Je suis désolé, je ne voulais pas t’effrayer…Je…Excuses moi.

En fait il commençait vraiment à comprendre ce que le mot panique voulait dire…
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Lucrezia Holgado
Elève Serpentard 1ère Année
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MessageSujet: Re: When the night come... [Libre]   Dim 15 Avr - 16:06

HJ: ok merci de prévenir ^^ par contre je te préviens, mon rythme de réponse sera probablmeent très irrégulier...

Un jeune garçon, voilà ce qui venait d'apparaître devant le regard équarquillé de Lucrezia. Et un jeune garçon très gêné d'après les balbutiements presque incompréhensibles.


* Je n'ai que faire de tes excuses, tu vas avoir de quoi être désolé d'avoir croisé mon chemin...
Basta ragazzo, torna da dove vieni, immediatamente !*


Ces mots ne furent tout de même pas prononcés à haute voix, car du fait de l'obscurité pénétrante la jeune fille n'avait aucun moyen de juger de l'âge du jeune homme qui se tenait en face d'elle et donc de son niveau en matière de sorcellerie. Malgré son audace, le jeune sorcière n'en demeurait pas moins prudente, les apparences laissaient penser qu'il s'agissait d'un garçon de son âge mais les apparences sont souvent trompeuses, la jeune fille était bien placée pour le savoir. Elle eut beau palper son vêtement à la recherche d'une poche introuvable, l'inévitable apparut à ses yeux, elle avait commis l'erreur irréparable de laisser sa baguette magique au dortoir, n'étant ici que depuis quelques jours, celle-ci ne pourrait lui être d'aucune utilité mis à part pour tenter d'effrayer un quelconque adversaire.

Lucrezia se releva vivement, forcant son cerveau à retrouver ses facultés habituelles et à ne pas se laisser impressioner, il lui fallait avant tout analyser la situation avant de définir quelles options s'offrait à elle, cela avait toujours été sa façon de procéder devant un quelconque problème ou une simple difficulté. Le garçon ne semblait pas tenir la moindre baguette magique ni avoir une quelconque intention hostile, plusieurs idées s'imposèrent donc à son esprit :
elle pouvait s'enfuir prestement en lui laissant croire qu'il venait de rencontrer un des nombreux fantômes du château, cependant elle n'avait pas l'intention de passer pour une couarde, la fuite n'avait jamais fait parti des solutions acceptables. Elle allait donc agir comme à son habitude et interpréter le personnage qui conviendrait le mieux à la situation, dédoubler ainsi sa personnalité, se faire une seule et multiple était sa vocation, elle l'avait compris toute petite.


*Hum si je joue la sauvage soumise à son instinct primitif et en quête de la sainte nature, il risque de prendre peur croyant avoir à faire à une de ses illuminées vivant dans les bois, mangeant des baies et se lavant dans des ruisseaux... à rejeter.*

Après quelques instants de réflexion, Lucrezia décida que la meilleure conduite à adopter était celle de la petite fille gênée et morte de honte de se retrouver à moitié dévêtue devant un parfait inconnu. En réalité, elle ne ressentait aucune gêne à cette situation, en ayant connu des biens plus inconfortables mais elle admettait volontiers que telle ne devait pas être l'attitude d'une fille de bonne famille, la jeune sorcière était simplement énervée d'avoir été dérangée dans sa solitude recherchée.
Luzia recula donc de quelques pas, mis ses longs cheveux en avant pour tenter de cacher maladroitement ses charmes féminins, assez bien développés pour son jeune âge, elle croisa ses bras et rompit enfin le silence qui commençait à se faire pesant, le garçon dégageait une telle aura de gêne que cela en devenait risible. Elle ne pouvait qu'apercevoir les contours de son corps mais d'arpès sa voix tramblotante, elle l'immaginait bien les joues en feu, les poings serrés pour s'efforcer de ne pas montrer sa panique.


- Rassure toi, je ne m'effraie pas aussi facilement... Cependant, je dois m'avouer surprise de rencontrer un autre élève à l'extérieur du château à cette heure avancée de la nuit... si j'avais su, je ne serais jamais sortie dans une telle tenue, ce n'est pas dans mes habitudes je t'assure, c'est plutôt à moi de m'excuser de t'avoir effrayé et...choqué...


Lucrezia avait pris une petite voix chantante et légèrement tramblante qui selon elle convenait parfaitement à la situation mais très peu à son caractère, elle se jetterait bien sur ce pauvre garçon pour lui arracher les yeux et l'empêcher de voir sa silhouette enveloppée de ce tissu léger et transparent. Elle ignorait quelle serait la réaction du jeune innoportun mais se l'immaginait bien détourner le regard et fixer le sol jusqu'à ce que par un miracle quelconque, mais tout à fait impossible, elle trouve le moyen de se couvrir davantage.
Pour agrémenter son jeu, elle prit une petite mèche de cheveux et l'enroula autour de son doigt d'un air gêné tout en se balancant légèrement d'un pied sur l'autre.


Dernière édition par le Mar 17 Avr - 9:45, édité 1 fois
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Oliver Peterson
Elève Serdaigle 2ème Année
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MessageSujet: Re: When the night come... [Libre]   Mar 17 Avr - 3:38

HJ : Pas grave ^^ Du moment que tu réponds Wink

En entendant la voix de la jeune fille en face de lui Oliver regretta presque de ne pas pouvoir y voir plus clair…Avant de se rappeler de ce que « voir plus clair » sous entendait. Il se sentait doublement gêné, il n’aimait pas ne pas savoir à qui il parlait mais il ne pouvait décemment pas se rapprocher de la demoiselle si peu vêtue. D’ailleurs cela lui semblait étrange qu’une jeune fille se hasarde à sortir dans le parc dans cette tenue. Même si elle ne s’attendait pas à faire une rencontre nocturne ce genre de toilette était peut-être joli…mais enfin…il n’y connaissait rien , mais il s’était imaginé que c’était les FEMMES qui portaient ce genre de déshabillé. Et le ton si innocent de la jeune fille acheva de le troubler . Sa voix comme frissonnante produisait un étrange contraste avec sa tenue…insolente pour son âge.

Il recula encore un peu comme pour la contourner en fixant un point par-dessus l’épaule de la demoiselle. Il n’aurait sut dire quoi , mais il y avait quelque chose qui lui semblait étrange. Il n’aimait pas juger les inconnus mais il avait l’impression que cette fille avait un peu aider le hasard à « choquer » celui qui croiserait sa route en mettant ce genre de chemise de nuit qui ne couvrait rien. Et si Rusard lui était tombé dessus ? Et si un de ses camarades de maison l’avait aperçu dans son dortoir ou dans sa salle commune ? Le jeune garçon hésitait entre la considérer comme très innocente ou comme le genre de fille que sa maman n’aimerait pas le voir fréquenter. D’ailleurs d’où venait-elle ? Le Serdaigle se racla la gorge histoire de réveiller un peu ses cordes vocales asséchées et répondit sur un ton un peu plus calme bien qu’encore légèrement interdit.


-Ça ira, c'est moi qui…Enfin c'est moi qui a tout déclanché. Désolé de t’avoir…surprise alors. Ce n’est pas non plus mon habitude d’arriver dans le dos des gens.

Il n’était déjà pas un grand bavard mais dans ce genre de situation il pesait et comptait ses mots. Il se savait bien trop confiant et si cette fille n’avait apparemment rien de mauvais en elle, bien au contraire, il n’oubliait pas la lueur fugitive qu’il avait croisé dans son regard alors qu’elle s’était redressée d’un bond. Et cette lueur n’avait rien à voir avec la surprise ou une peur quelconque. Il était attentif aux mots en bon Serdaigle…Semblablement il possédait un esprit très analytique à défaut d’être actif. Et il avait l’impression que sans en avoir l’air la jeune fille cherchait à attirer son attention sur certains points…Le jeune homme recula encore d’un pas par mesure de protection. Finalement sans voir quoi que ce soit il ne pouvait pas être influencer.

Mais même à cette distance qu’il accroissait de plus en plus entre eux, il pouvait voir la jeune fille se dandiner d’un pied sur l’autre. Une vision s’imposa à lui , un pur produit de son esprit romanesque qui avait tendance à s’emballer au moindre prétexte et à lui donner des tendances à tout rendre mythique, fabuleux, iréel. Il avait beau avoir une petite connaissance du monde magique , sa vie avait plus été celle d’un enfant de moldu et il n’avait pas assez côtoyer le merveilleux pour s’y habituer.


*On dirait un serpent qui danse…* ( dédicace à Syn , si tu lis Wink )

-Tu es de Serpentard, affirma-t-il bêtement sans autres preuves que cette analogie par image mentale.

*A mais alors toi , tu repasseras ! Tu ne parles jamais assez lorsqu’il faudrait être intelligent mais pour raconter des gnomeries tu es toujours le plus rapide.*

En fait il était assez calme dans ses rapports à autrui et n’avait pas peur du ridicule malgré qu’il soit du genre timide. Il n’avait jamais eut assez de fierté pour ça. Seulement la nuit, cette fille, et le léger clapotement de l’eau aux reflets argentées et mouvants donnaient une allure bien étrange et un peu inquiétante à cette scène. Surtout quand on la voyait avec ses yeux à lui.

Il serra un peu les lèvres et plissa les sourcils comme s’il se concentrait. Nerveux il fit recraquer ses doigts avant de les mettres dans les poches de son uniforme pour ensuite les ressortir.
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Lucrezia Holgado
Elève Serpentard 1ère Année
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MessageSujet: Re: When the night come... [Libre]   Sam 21 Avr - 18:07

HJ : espérons que la qualité soit bonne..


Lucrezia observa le pauvre bougre qui semblait au summum de la gêne, bouchée bée, yeux équarquillés, même sans le distinguer parfaitement la seule image qui lui venait à l'esprit devant tant de niaiserie était celle d'un mouton bêlant. (désolée de la comparaison XD) Cet énergumène qu'elle traiterait volontiers de "petit garçon" même s'il ne pouvait évidemment pas être plus jeune qu'elle, la regardait d'un air tellement ahuri qu'elle se mit à bouillir intérieurement.


*Et bien quoi, il n'a jamais vu de jeune fille de sa vie celui-là ?*


Elle ne pouvait concevoir que sa tenue avait quelquechose de déplacé pour son jeune âge, l'esprit assez ouvert pour tout ce qui était tenue vestimentaire, habituée à des vêtements de scène parfois bien plus décollettés, c'était souvent un bon moyen d'attirer les clients, cette robe de nuit n'était somme toute que cela, un vêtement que l'on portait pour dormir et qui ne constituait pas en soi une honte.

Finalement, ce qui dérangeait le plus Lucrezia était que ce jeune garçon reculait de plus en plus, donnant l'impression d'avoir envie de s'enfuir à tout jambes.


*Peut être qu'il pense que j'ai la peste ? *


Ce comportement lui semblait d'autant plus anormal que d'après son expérience, qui était bien faible, n'importe quel garçon aurait été au contraire ravie de rencontrer une charmante créature en robe de nuit dans un parc. Il fallait bien avouer qu'elle ne fréquentait que peu la gente masculine et comme toujours soit des artistes, soit des bourgeois, qui avaient d'après elle un tout autre comportement que les simples sorciers. Pour Lucrezia, ce jeune homme aurait eu un comportement normal en s'approchant lentement d'elle pour essayer d'en voir le plus possible sur les charmes que ne cachaient que sommairement cette tenue, elle se serait alors fait un plaisir de le remettre à sa place selon ses propres manières qui étaient généralement dénuées de toute délicatesse verbale et physique.

Il semblait fixer un point quelquepart derrière l'épaule de Luzia, le seul problème étant qu'il n'y avait rien que le lac derrière elle, il ouvrit la bouche et continua ses balbutiements stupides et inutiles qui achevèrent de rendre la jeune fille suspecte et soupçonneuse. Son monde à elle était en fait bien trop peuplé d'hypocrisie pour qu'elle ne voie ici qu'une gêne enfantine. La jeune sorcière répondit tranquillement pourtant sa voix avait déjà retrouvée son timbre normal soit bien plus dur que celui qu'elle avait utilisée l'instant précédent, elle n'essaya pas de rassurer le jeune homme, ça ne représentait en rien un intérêt, elle préfèra découvrir pour quel motif il l'avait dérangé.


- Que fais-tu ici en pleine nuit ? Il n'y a rien d'intéressant à voir ici mis à part... des jeunes filles en tenue de nuit.

Un sourire sarcastique était apparu sur ses lèvres, quelle que soit la réponse du garçon, elle doutait qu'elle puisse trouver grâce à ses yeux.
Il reculait de plus en plus, et rien que par jeu, Lucrezia se mit à avancer vers lui plus vite qu'il ne reculait, elle était persuadée d'augmenter ainsi le rythme cardiaque et la tension du jeune garçon peut être finirait il par partir, si elle le laissait faire bien entendu...


- Serpentard ? Oui. Tu as quelquechose contre ça ? A quelle maison appartiens tu ?


Les différentes maisons n'avait que peu d'importance à ses yeux bien qu'elle était fière de se retrouver à Serpentard qu'elle considérait plus noble et dont la moyenne était en général plus respectable que dans les autres maisons, Pouffsouffle était sans doute celle qu'elle méprisait le plus car elle lui trouvait simplement aucun intérêt. Serdaigle semblait présenter quelques personnes intelligentes et n'était donc pas totalement à dénigrer, quant à Gryffondor, on pouvait y trouver quelques personnes ayant assez de noblesse pour qu'elle se retienne de les traiter de "bouseux". Mais finalement ce qui comptait à ses yeux n'était pas le nom, le blason ou la popularité de sa maison mais bien les membres qu'on y trouvait à l'intérieur, n'ayant rencontré que très peu d'élèves, elle ne s'était pas encore vraiment intéressée à la question des différences entre maisons.

Son regard était fixé vers le Lac, les pensées de Lucrezia s'enchaînèrent, un petit sourire mesquin fit l'ombre d'une apparition avant qu'elle ne le ravale, elle venait de prendre une décision...
(Syn si tu lis, je suppose que tu auras deviné ? XD)
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Oliver Peterson
Elève Serdaigle 2ème Année
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MessageSujet: Re: When the night come... [Libre]   Dim 22 Avr - 0:10

Citation :
- Que fais-tu ici en pleine nuit ? Il n'y a rien d'intéressant à voir ici mis à part
-Oh…

Au moins la jeune fille ramenait la conversation sur un terrain où il avait pied. Et Oliver se sentait un peu revigoré comme une plante défraîchie qu’on expose au soleil. Il ne risquait plus de déraper sur des sujets épineux, il…
Citation :
-... des jeunes filles en tenue de nuit.
Nouvelle tentative de déglutition du coté du Serdaigle. S’il avait encore un doute il était fixé. Il croyait bien naïvement en l’innocence des jeunes filles, surtout des miss de Poudlard dont la plupart lui faisaient l’effet de princesse de conte de fée. En tout cas sa candeur fondait à vu d’œil, à chaque fois que la demoiselle agissait ou parlait il avait le sentiment d’être directement visé par ses allusions. Il prit encore un peu de recul en se déportant vers la droite, de plus en plus loin des rives du lac, lac dont il devrait pourtant se rapprocher pour y retrouver le livre de sa mère. Mais étant donné que la jeune fille était sur le bord des rives s’en rapprocher était exclu. En fait elle se rapprochait de plus en plus remarqua-t-il et un peu d’indignation vint le sauver.

*Reprends toi. Tu n'as aucune raison d'être nerveux.*

Il s’arrêta , croisa les bras ( attention on ne joue plus XD ) et rassembla ses esprits embrouillés depuis le début de sa « rencontre » avec cette fille. Il reprit la parole en retrouvant enfin son ton serein qui ne le quittait jamais d'ordinaire.

-Je suis simplement venu reprendre un livre que j’ai oublié ici cet après-midi. Et…

Oliver hésita à lui dire que les jeunes filles comme il faut ne se promenaient pas comme nue dès que la nuit tombait et qu’à la limite si elles devaient sortir, ce qui était leur droit, elles mettaient quelque chose de plus décent. Mais il était trop bien élevé et avait trop peur de la vexer pour lui dire le fond de sa pensée. Après tout malgré son opinion peu favorable elle pouvait simplement être encore très enfantine ? Et donc ne pas mesurer la porté de…enfin de la façon dont elle paraissait.

-Et je devrais m’y mettre tout de suite , dit-il finalement en trouvant assez de courage pour la regarder dans les yeux, ignorant le feu qui lui brûlait les joues.

Elle s’était beaucoup rapprochée, mais le Serdaigle prit le parti de se dire que c’était pour mieux voir son interlocuteur. D’ailleurs il arbora un petit sourire confiant après tout il n’y avait que le mal qu’il voudrait bien voir dans les attitudes de cette jeune fille. Il choisit de faire abstraction de tout ça et de l’envisager comme une connaissance banale croisée au détour d’un couloir. Et son univers mental développé l’aida beaucoup dans cette voix. Mais vraiment…Il ne pouvait pas faire l’impasse sur ce sentiment diffus d’agressivité qui semblait imprégner l‘espace réduit qui le séparait de la jeune étudiante. Il préféra en dire le moins possible dans ses réponses : la solution diplomatique.

-Non, je n’ai rien contre les Serpentard. Je pense être un peu au delà de ça.

Sa mère n’aurait pas eut le même discours. Et même si elle n’avait pas voulu développé en lui un sentiment de haine face aux membres de cette maison, il était évident que ses plus mauvais souvenirs de Poudlard étaient liés aux serpents. Oliver n’était pas du genre à se laisser entraîner sans avoir put se forger une opinion , mais il s’agissait de sa mère et son ressentiment l’avait navré parce qu’il voyait bien que certaines blessures n‘étaient pas encore guéries. Et de ce qu’il savait la seule faute de sa mère avait été d’être une « sang de bourbe ». Les élèves de Serpentard semblaient accordés une si grande part au sang et à sa pureté, comme des nobliaux d’anciennes légendes. Et le jeune homme savait qu’il n’entrait pas le moins du monde dans leur standard si intransigeant . Bien que le Serdaigle n’accorde aucunement fois à ces principes ségrégationnistes , ces valeurs d’un autre âge l’intimidaient.

-Je suis de Serdaigle. Je m’appelle Oliver Peterson. Pardon de ne pas te l’avoir dit plus tôt mais…

*Mais c’était difficile de se concentrer !*

-…Mais les circonstances ne s’y prêtaient pas vraiment… , finit-il alors qu'un grillon se mettait à chanter près des rives, rapidement suivit par un autre grillon. A moins que cette sérénade soient commencée depuis un moment et qu'il n' y ait pas fait attention omnibulé par sa gêne qui s'était en grande partie dispersée à présent.
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Lucrezia Holgado
Elève Serpentard 1ère Année
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MessageSujet: Re: When the night come... [Libre]   Dim 29 Avr - 17:24

L'impatiente picotait Lucrezia, lui donnant des fourmis dans les doigts et une forte envie de passer immédiatement à l'action. Depuis que cette idée brillante l'avait effleurée, une excitation entraînante, presque trop forte pour être maîtrisée avait pris le dessus et elle attendait que l'occasion se présente de réaliser ce qu'elle désirait. Le garçon semblait aoir repris quelque peu le contrôle de ses esprits malgré tous les efforts de Luzia pour le déstabiliser et l'inciter à la panique. Il continuait tout de même à reculer, se déportant même sur la droite mais il eut enfin le courage de croiser son regard, elle espérait que le feu qui brûlait en elle ne transparaissait pas à travers son regard émeuraude mais elle ne pariait pas là dessus. Ses yeux avaient bien trop tendance à faire passer toutes sortes d'émotions, lorsque celles ci étaient jouées cela devenait un atout mais lorsqu'elles étaient incontrôlables, l'atout se transformait alors en problème.
Le jeune garçon essayait de se donner un air impressionant en croisant les bras et en reprenant un ton calme qui ne convenait peut être pas particulièrement à la situation.


Citation :
-Je suis simplement venu reprendre un livre que j’ai oublié ici cet après-midi. Et…

* Tu me déranges alors qu'il fait nuit noire et tout ceci pour récupérer un livre ? c'est une mauvaise plaisanterie... Il va me falloir t'apprendre à ne pas mentir aux demoiselles.*


Même si la littérature était un art fort apprécié de Lucrezia qui lisait et écrivait très régulièrement, même si elle prenait soin de ses livres, elle ne pouvait concevoir que ce jeune homme avait traversé tout le chateau, évité les professeurs, l'esprit frappeur ou le concierge qui pouvait tourner dans les couloirs, afin de récupérer un ouvrage. Cette attitude était à ses yeux encore plus digne de soupçons, cependant elle garda ses pensées pour lui même et lui répondit sans quitter son regard.

- Parfait, puisque cela semble si important pour toi, cherchons ce livre...

Elle s'écarta lentement pour lui permettre de s'avancer vers le lac au bord duquel il semblait avoir oublié le précieux livre, finalement cela lui convenait parfaitement, sa tache n'en serait que facilitée et elle pouvait lui inspirer une fausse confiance en l'aidant dans ses recherches. Il était amusant de voir à quel point les gens naïfs étaient décontenancés devant elle, il était rare que quiconque perce ses pensées et sa fourberie.
Citation :

-Je suis de Serdaigle. Je m’appelle Oliver Peterson. Pardon de ne pas te l’avoir dit plus tôt mais…

Il semblait avoir choisi la solution diplomatique mais peut être que la vérité perçait dans ses paroles. Le sujet n'intéressait que peu Lucrezia qui se concentrait sur une toute autre idée, de même que le nom du garçon et sa maison lui était totalement égal, elle avait posé la question par simple politesse et ce fut pour la même rasion qu'elle répondit à son sujet.


- Je me nomme Lucrezia Holgado.

Luzia n'ajouta aucun autre détail supplémentaire, préférant garder les détails de son identité, comme son âge par exemple, pour elle avant d'en savoir un peu plus sur son interlocuteur. Celui ci étant à Serdaigle il devait savoir faire preuve d'intelligence, elle attendait qu'il le montre, au moins elle était assurée qu'il ne possédait pas l'esprit retors et manipulateur des meilleurs Serpentards. Pourtant rien ne l'assurait qu'il ne possédait pas un esprit pervers commun à beaucoup de garçons mais au final la question ne l'intéressait même plus, s'il l'avait en effet alors il le méritait, sinon tant pis pour lui, quoi qu'il en soit il devait être puni pour ce dérangement.

- Sans doute oui.

Elle ne trouva rien à ajouter de plus et se contenta de marcher en direction du lac afin de trouver l'objet égaré, ou du moins de faire semblant...


- Où l'avais tu laissé ?
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Oliver Peterson
Elève Serdaigle 2ème Année
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MessageSujet: Re: When the night come... [Libre]   Sam 5 Mai - 14:26

Citation :
-Parfait, puisque cela semble si important pour toi, cherchons ce livre...
Oliver releva deux sourcils ( pas trois ni quatre attention Razz ) surpris à la réponse de la jeune fille. Vraiment il ne s’était pas attendu à ce qu’elle lui propose de l’aider. En fait une partie de lui avait cru ( et peut-être même espéré ) qu’ainsi « découverte » elle n’ait plus que l’envie d’aller retrouver l’intimité de son dortoir. Il était incertain de l’intention qui se cachait derrière. Soit cette jeune demoiselle voulait absolument continuer à se faire admirer sous toute les coutures, soit elle était vraiment généreuse de passer outre sa gène pour lui apporter son aide. Son esprit lui soufflait que jusque là elle n’avait pas eut l’air si gênée que ça, mais Oliver ne se fiait que rarement aux apparences. Le Serdaigle était entrain de se dire que cette fille de Serpentard avait seulement voulu ne pas perdre la face devant quelqu’un , surtout un inconnu et un garçon qui plus est…Son regard sur elle changea et il commença à culpabiliser. Elle avait seulement fait preuve d’aplomb et si elle avait forcé le trait en se rapprochant à outrance du jeune homme celui ci considérait à présent que c’était peut-être dans une tentative de dédramatiser la chose en faisant comme si tout était normale. En fait cette fille était innocente et depuis le début l’élève de Serdaigle braquait de mauvaises pensées sur elle…Et ces mauvaises pensées elle venait de son esprit corrompu de garçon bien évidemment !

Les joues de notre si charmant ( et naïf ) Bleu et Bronze se colorèrent à nouveau d’une teinte discrète de rose. Il se sentait à présent dans l’obligation de rattraper l’affront qu’il lui avait fait en projetant ainsi ses intentions sur elle.


-Oh merci c’est très gentil à toi ! C'est un cadeau que mon grand-père a fait à ma mère alors je n'aimerai pas qu'il lui arrive quelque chose. C’est vrai qu’avec la nuit noire qu’on a ce soir une deuxième paire d’yeux ne sera pas de trop ! Mais vraiment ne te sens pas obligé de m’aider, ça va être assez rébarbatif de faire le tour du lac en auscultant ses berges.

Comme elle se présentait à son tour le jeune homme lui adressa un sourire engageant bien qu’un peu contrit. Il nota avec intérêt les sonorités étrangères de son patronyme et cet exotisme qui suggérait un pays lointain et enchanteur, des vêtements colorés et un soleil généreux qui venait réchauffer et rehausser la peau de teintes chaudes. L’image de vahinés en paréo chamarré lui vint aussitôt à l’esprit et il se reprocha doublement son stupide puritanisme britannique. Vraiment il avait été idiot de se monter la tête ainsi pour si peu.

-Lucrezia Holgado ? C’est harmonieux et peu banal par ici. Tu es espagnole, italienne ?

Les origines de Lucrezia le charmait par leur caractère inhabituelle tout au moins pour lui car il n’avait jamais mit un pied en dehors de l’Angleterre même pas pour aller en Irlande alors pour lui cette fille venait du bout du monde. Comme tout ceux qui viendraient de l’autre coté de la Manche du reste, Oliver n’ayant jamais quitté son île même quelqu’un venant de Suisse serait susceptible d’avoir un certain charme merveilleux à ses yeux. Ne serait ce que pour les chocolats et les marmottes qui le fabriquaient.

Lucrezia s’était déportée pour laisser à Oliver le soin de passer mais on lui avait bien appris qu’il fallait toujours suivre la jeune fille lorsque l’on s’engageait dans une promenade. On lui tenait la porte et on la laissait passer, même si on se baladait côte à côte par la suite. Il pensait bien qu’elle ne se formaliserait pas pour ça, mais si elle était de Sang Pur, c’était le genre de réaction à laquelle elle devait s’attendre et il ne voulait pas prendre le risque de lui déplaire puisqu’elle lui proposait si aimablement son aide malgré le début de leur relation tendue. Aussi lui fit-il signe de le précéder vers le lac, un sentiment étrange au creux de son ventre. Un genre d’appréhension ténue. Que trouverait-il à lui dire, elle qui venait de si loin ? Et pas seulement d’un autre continent, mais d’un monde différent qu’il n’avait fait qu’approcher du bout des doigts jusqu’ici.


-Je l’ai laissé vers les espèces de roseaux un peu plus loin vers là, dit-il en désignant un point indéfini dans l’obscurité nocturne, il y a un creux entre les herbes qui permet de s’isoler des autres…Enfin, qui permet d’être plus tranquille quoi.

*Et là ? J’ai l’air d’un asocial marginal….*

Oliver se faisait l’impression d’être une espèce nouvelle de tortue sans carapace qui se dissimulait dans les hautes herbes pour échapper à la réalité…Pas faux, mais pas spécialement engageant vu de l’extérieur…Il n’allait certainement pas passer pour le type super cool, avec plein de supers amis et super à l’aise en société qui passait son temps à raconter de bonnes blagues à une foule d’admirateurs groupés.

*De toute façon si elle avait encore des doutes après tout ce que j’ai dit…*
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